Cape to Cape : Renault Trucks en  Ethiopie

Cape to Cape : Renault Trucks en Ethiopie

Cape to Cape : Renault Trucks en Ethiopie

Berceau de l’humanité, l’Ethiopie offre des paysages extraordinaires et grandioses qui ne ressemblent à nul part ailleurs. Juchés de 2000 à 3 000 mètres d’altitudes, les immenses hauts plateaux alternent avec de profondes vallées verdoyantes. Digne et généreux, les Ethiopiens sont beaux, racés. Face à l’étranger, leur douceur et leur sourire vrai surprend.

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Mais il n’ y a pas de miracle, ce pays ravagé par la guerre et dévasté par la famine est l’un des plus pauvre du monde. Dépourvu ou presque d’infrastructures touristiques, voyager en Ethiopie reste ainsi une grande aventure.

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Ce pays traversé par Cape To Cape n’a laissé aucun de l’équipe indifférent.


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Située à la pointe orientale de l’Afrique, sans aucune ouverture maritime, l’Ethiopie est enclavée au Nord et à l’Est, entre le Soudan, l’Erythrée et à l’Ouest par la Somalie. Heureusement, ses frontières communes avec la petite république de Djibouti ( à l’Ouest ) et avec le Kenya lui offrent un débouché sur le monde. Ce n’est que par ces deux accès que nous, voyageurs occidentaux, pouvons entrer par voie terrestre sans courir de danger dans ce merveilleux pays qui nous fera tomber sous son charme. Car, si l’on ne peut nier la misère dans laquelle vit une partie de la population, l’image de l’Ethiopie ne se résume pas à celle souvent injuste présentée par les médias.

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Toutefois, on ne peut s’interdire de se poser quelques questions quand on voit ces carcasses de chars dominant une vallée verdoyante où quand on croise par ailleurs, une colonne d’engins de guerre modernes montant vers le nord. Mais laissons là ces considérations tout comme notre mentalité d’européens. Nous sommes en Afrique, avec toutes ses splendeurs, ses cultures, ses coutumes ainsi que parfois ses contradictions.

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La culture éthiopienne est très diversifiée et multi-facettes, à l’image de la diversité des peuples qui composent le pays : Oromos Amharas, Tigré, Somalis, Afar… Ceux-ci ont développé leurs propres cultures traditionnelles et ce ne sont pas moins de 7 langues et plus de 250 dialectes qui sont parlés. Dignes et généreux , les Ethiopiens sont beaux avec une silhouette élancée et les traits du visage fins principalement ceux des hauts plateaux.

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Le massif Abyssin, est le plus grand d’Afrique. Avec ses parois verticales, il apparaît comme une immense citadelle défendue par des sommets culminant à 3000 mètres sur son pourtour. Lorsque traverse les plaines arides depuis Djibouti, ( ce qui était le cas de Cape to Cape ), cet espace montagneux tourmenté annonçant les hauts plateaux offre une puissante grandeur qui nous attire mais effraie les nomades.

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Au coeur du massif, certains sommets grimpent à plus de 4000 mètres. L’érosion de l’eau a creusé des canyons vertigineux plongeant à 1500 mètre ( si ce n’est plus ) en contre bas. La beauté des panorama coupe le souffle ( au sens propre comme au figuré car à ces altitudes l’air se raréfie.) C’est grandiose et impressionnant à la fois !

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Mis en garde par les autorités des dangers que courait l’expédition dans la zone, Pierre Alain Brendel ( Chef du projet Cape to Cape ) a préféré contourné le Danakil. Quelques jours auparavant, le véhicule d’un groupe d’Italiens avait sauté sur une mine et des groupes de pillards en provenance de la Somalie étaient encore signalés dans la région. Nous avons donc coupé en direction de Lalibela.

Seul état d’Afrique à ne pas avoir connu la colonisation ( hormis 5 ans de présence italienne) l’Ethiopie possèdent une histoire et une culture fascinante notamment une tradition chrétienne orthodoxe remontant au quatrième siècle. Et, même si l’on observe une grande poussée de l’Islam, notamment au sud et à l’Est le long de la frontière Djiboutienne, le pays restent très marqué par la religion Orthodoxe principalement dans la région Amhara qui abrite les sites religieux de Lalibela et encore aux alentours du Lac Tana où de nombreux monastères ont été érigés sur les îles.

Mais l’Ethiopie, coeur de l’Abyssinie, c’est également le berceau de l’humanité. C’est dans la vallée du Rift que furent découverts les restes de Lucy, le 30 novembre 1974 dans la région de Hadar. Datés de 3,18 millions d’années, Lucy a été considérée pendant longtemps comme la représentante de l’espèce à l’origine de la lignée humaine. (le fossile est conservé au musée d’Addis Abeba où une réplique est exposée).

L’histoire du royaume d’Ethiopie remonterai à près de 5000 ans avec la légendaire Axoum dont le site antique est inscrit au patrimoine de l’humanité. Le royaume de la reine de Saba a rayonné sur toute la région commerçant avec les Egyptiens et Rome. ( beaucoup de Juifs d’Ethiopie ont été déplacés vers Israël) La reine de Saba aurait eu un fils du roi Salomon, Menelik, à l’origine d’une des plus anciennes dynasties du monde. ( le dernier représentant Hailé Sélassié sera renversé en 1974 ).

Et pourtant, lorsque l’on traverse les villages situés sur les hauts plateaux du coté de Dezé, on peut imaginer que le temps s’est arrêté depuis l’époque antique. La façon de vivre et les occupations de ces villageois sont resté apparemment les mêmes. Parfois, lors d’une halte, les gens descendaient en une longue procession et se groupaient autour de nous. Ils s’asseyaient et nous observaient. A ce moment là, nous avons eu l’impression que nous représentions pour eux la curiosité du jour.

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Le Saint des Saint

Le village de Lalibela se situe dans la région Amhara à 2630 mètres d’altitude. Ce haut lieu religieux est également nommé la nouvelle Jérusalem. Ville sainte des Chrétiens Ethiopiens, Lalibela est réputé par ses églises monolithiques creusés dans le roc. La plus célèbre est l’église Saint Georges, ciselée dans la montagne. Contrairement à l’Europe ou les batisseurs ont construit des cathédrales, les Chrétiens d’Ethiopie ont conservé le culte du secret et du mystère en imitant les premiers chrétiens qui survécurent dans les catacombes.

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Oeuvre des tailleurs de pierres, un labyrinthe permet d’atteindre le lieux sacré. En contre-bas, il y a un bassin où les femmes stériles sont supposé devenir féconde. Sur les croix, pont de crucifié mais la crucifixion est signe de joie, signe de vie par la rédemption et résurrection. Une corne d’appel résonne. Les fidèles se rassemblent. Les prêtes entâment alors leurs incantations liturgiques tirées de l’ancien testament dans des idiomes connus d’eux seuls. Pour le fidèle, l’important n’est pas de prier mais d’être présent. ( 5 ans de prières sont monnayées pour obtenir une bonne récolte ).

La nouvelle Jérusalem aurait également son Jourdain et son mont Sinaï.

Dans le village où l’on peut croiser quelques touristes, la vie coule paisible. Les garçons jouent au football et connaissent Zidane ! L’un d’eux nous entraîne dans sa maison, une simple cahutte circulaire. Les femmes préparent le dîner : Bérbéré, Teff (au gout légèrement acide ), Kiffto. Nous poursuivons notre route en passant par Debré Tabor pour arriver à Baher Dar sur les rives du Lac Tana.

Sur les rives du Lac Tana

Ville en pleine expansion, Baher Dar fait parti des circuits touristiques. Ancien village de pécheurs, elle est devenu un important centre commercial (“change avec les caravaniers) puis capitale de la région d’Amhara.

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De plus, la ville jouit de sa situation privilégiée sur les rives du lac Tana. Après plusieurs nuits de bivouacs nous nous faisions une joie de séjourner dans un hôtel 5 étoiles, de prendre enfin une vraie douche, de recharger les batteries … Oublions tout cela ! l’électricité de l’hôtel est fournie par un groupe électrogène qui ne fonctionne qu’à certaines heures de la soirée, sous la douche il n’y a qu’un mince filet d’eau… mais les moustiques eux sont bien présents. En revanche, nous avons été accueillis par des gens d’une très grande gentillesse qui ont su nous faire oublié ces quelques petites déconvenues. Le lac Tana a une superficie de 3000 km2 pour 85 km de long sur 65 de large. C’est une petite mer intérieure dont la profondeur ne dépasse pas 15 mètres. Le lac est alimenté par plusieurs rivières aux eaux calmes où aiment s’ébattre les hippopotames. C’est un rare privilège de pouvoir ces animaux dans ce milieu naturel à porté d’objectif. Les moustiques attirent de nombreux oiseaux et le lac est de ce fait un paradis pour les ornithologues. Une ancienne pêcherie se trouve non loin de Baher Dar. Celle-ci est le point de rendez-vous de nombreux pélicans. Dérangés par notre arrivée à bord d’une embarcation, les oiseaux se sont envolés tel une nuée de moineaux.

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Le lac Tana compte une trentaine d’île dont 19 accueillent un monastère. Ces églises sont décorées de belles peintures et contiennent d’innombrables trésors.

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Une île ronde (17 km de tour) offre une végétation luxuriante et et les habitants cultives des maraîchers. Les pêcheurs naviguent exclusivement dans des pirogues faites de papyrus (les tankawa) qu’ils abandonnent après une quinzaine de jours pour en construire de nouvelles. C’est sur cette île que nous avons rencontré une jeune femme exquise qui nous a fait découvrir son habitat.

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Le lac Tana est le réservoir du Nil Bleu. Les chutes de ce fleuve qui rejoindra le Nil Blanc sont considérées parmi les plus belles du monde.

De BaHer Dar, Cape to Cape a rejoint Addis Abeba pour tirer vers le grand sud en direction du Kenya. De la capitale nous ne retiendrons pas grand chose hormis que c’est là peut être que nous avons vu les plus grandes différences sociales. Sur les routes comme sur les pistes que nous avons empruntés tout au long de ce périple, une chose nous a marqué : Cette file quasi continue de marcheurs. On ne sait pas d’où ils viennent et encore moins où ils vont car le premier village se trouve parfois à des kilomètres. Enfin, les Ethiopiens se sont montré d’une grande gentillesse en vers nous jusqu’à proximité de la capitale. Leur sourire, leur petit salut de la main et parfois leur complaisance pour poser le temps d’une photo nous a séduit.


Visas Ethiopie : le visa de 3 mois est obligatoire. La validité du passeport doit être supérieure à 3 mois.

Santé : Les vaccinations contre la fièvre jaune et le diphtérie-tétanos-polimyélite sont recommandés tout comme celles de la fièvre typhoïde, de l’hépatite A et B et des méningites. Attention au paludisme (prendre un traitement préventif et des mesures antimoustiques). Éviter de boire de l’eau au robinet et de vous baigner dans les lacs.

Climat

le plateau central se caractérise néanmoins par un climat tempéré, avec une température moyenne annuelle de 16°C. Seules les régions de l’est, près de la mer Rouge, et de l’ouest, en bordure du Soudan, connaissent une véritable canicule. La principale saison des pluies a lieu entre mi-juin et mi-septembre.

Faune

Si la faune est en déclin, on recense surtout de nombreuses espèces d’antilopes et des babouins un peu partout. En revanche, le pays abrite plus de 830 espèces d’oiseaux. Plus au sud en allant vers le Kenya on trouve les grands herbivores et les félins.

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La monnaie locale est le birr. Si l’euro est accepté lors dans bureaux de change (aéroport et hotels ), l’US Dollard semble le plus apprécié.

Sécurité

Il faut éviter la dépression de Danakil, qui est délimitée par la route Dessie-Adigrat, la route Dessie Djibouti et la frontière érythréenne. La présence de mines antipersonnel est une menace sérieuse à la sécurité des voyageurs. Des explosions de mines continuent de causer des blessures et des décès, comme l’a démontré un incident fatal en avril 2009. Des attentats ont été perpétrés contre des touristes et des convois.

IL faut savoir

 Un Ethiopien a une espérance de vie de 45 ans.

 Le SIDA est très répandu dans le pays.

 Le taux de mortalité infantile est de 9,3 pour 100

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