Essai Range Rover Velar

Essai Range Rover Velar

Le SUV découvre le design chic et sobre

Tous les Range Rover sont sereins sur la route comme en dehors. Mais le petit nouveau de la famille entend bien investir un nouveau créneau: un design moins spectaculaire et plus serein que son petit frère Evoque.

texte : Michel Holtz / photos : constructeur

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Du Range Rover à L’Evoque, du Range Sport au Discovery Sport en passant par le Discovery tout court, la gamme anglaise se compose déjà de cinq modèles à la fois SUV routiers et 4×4 purs et durs. Mais pour la marque anglaise, le compte n’est pas bon. Entre le compact Evoque et le plus grand Discovery Sport, il restait une place inoccupée : une auto alliant la polyvalence de l’ainé, le look différent du petit frère et la sportivité du cousin Jaguar F-Pace, l’autre marque du groupe. Ainsi est né le Velar, sous le crayon d’un couple. Amy et Massimo Fraschella sont unis dans la vie et collègues de travail. Monsieur s’est chargé du design extérieur et madame de l’intérieur.

Passons sur la répartition des tâches un rien traditionnaliste pour contempler le résultat : il est exceptionnel. La sobriété de la ligne est inspirée du tout premier Range Rover de 1970 (dont le nom de code était justement Velar). Lisse comme un galet, l’engin est d’une sobriété à faire pâlir l’Evoque et ses angles spectaculaires. Pour renforcer cette impression, les poignées de portes disparaissent totalement dans la carrosserie, pour n’apparaître que lors de l’ouverture. A l’intérieur, dont l’assemblage est parfait, le festival continue. La console centrale n’est qu’un écran de verre qui semble flotter sur la planche de bord, alors que, plus haut, un second écran intègre le GPS orientable. L’accumulation de commandes ne nuit pas à la sobriété et à l’économie de boutons, totalement tactiles sur les différents écrans. Même si leur usage nécessite une certaine habitude.

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Le cahier des charges designistique est donc rempli, mais quid de la polyvalence traditionnelle des Range et de la sportivité des Jaguar ? Sur les deux premiers points, le Velar est impérial. A l’aise sur la route comme en off-road, grâce notamment à une version évoluée du système Terrain Response déjà éprouvé sur le Discovery qui gère les évolutions en tout terrain de manière presque autonome puisque seule la direction incombe au conducteur.

Pour le côté sportif, Jaguar se porte garant : la plateforme du Velar est celle du F-Pace. Elle est en aluminium, ce qui n’empêche pas le SUV de peser un peu plus de 2 tonnes. Difficile dans de telles conditions d’être agile comme un félin, mais l’auto n’est pas le pachyderme que son embonpoint laisse présager. L’excellente boite auto 8 rapports de série sur toute la gamme n’y est pas pour rien, tout comme le catalogue de moteurs qui s’étalent entre 250 et 380 ch en essence et entre 180 et 300 ch en diesel.

Des puissances respectables et une légère préférence pour les 240 et 300 ch diesel, un couple plus généreux étant toujours recommandé pour mouvoir un engin de ce poids. Des gros moteurs, une finition parfaite et une taille familiale laisse évidemment présager d’une lourde facture. C’est le cas puisque le Velar démarre à 57 500 euros pour culminer à plus de 110 000 euros. Du simple au double.

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En chiffres

A partir de 57 500 euros

Modèle essayé : Range Rover Velar D300 HSE : 88 100 euros

300ch à 4 000 tr/mn

700Nm entre 1 500 et 1 750tr/mn

Vitesse maxi : 241 km/h

0 à 100 km/h : 6,5s

Cycle mixte : 6,4l/100 km

CO2 : 167 g/km (malus de 4 050 euros)

Poids : 2 065 kg

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