KDJ 120 T2 : prêt pour les 24 H TT

KDJ 120 T2 : prêt pour les 24 H TT

KDJ 120 T2

Christophe Girard, le Boss de Modul Auto, est passionné par tous les Toyota et particulièrement quand il s’agit de ceux de la race “bêtes de course”.

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Dernièrement, il nous a présenté son nouveau champion, un KDJ 120 T2 qui sera engagé sur les prochains 24 heures de Paris.

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Pour participer en septembre prochain à la plus prestigieuse des endurances Tout Terrain, Christophe Girard avait plusieurs options. Toutefois, l’une d’elles avait sa préférence : Tenter d’offrir sa revanche a un certain KDJ 120 D4D T2 qui avait frôlé le titre de champion de France 2008 en catégorie “production” après plusieurs podiums remportés en cours d’année aux mains de Philippe Fournier et de Jean Jacques Deverly. Construit à l’origine par Toyota Compétition pour le Dakar, ce KDJ 120 était déjà une excellente auto de course. Cependant, entre un Rallye Raid composé de spéciales de 5 ou 600 km, une endurance de 6 heures et les 24 heures de Paris, nonobstant la gagne, les conditions de course sont totalement opposées et en conséquence la préparation se doit d’être différente.

La traque au poids

Pour la préparation de cette course particulière que sont les 24 Heures de Paris, l’auto a été entièrement reprise dans les ateliers de Modul Auto et une traque de tout poids superflu a été entreprise. A contrario, car cela ne va pas de pair, un gros travail a été effectué sur les renforts notamment au niveau des trains roulants et de la caisse ajouté à celui déjà effectué sous l’égide de Patrick Lardeau.

A cette occasion, Christophe Girard a fait réaliser des pièces en acier comme des renforts de passages d’aile ou encore des renforts de pont (pour l’arrière) qui sont aujourd’hui disponibles à la vente pour les particuliers en vue d’une préparation “Raid”.

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Dans cette reprise, il faut noter le gros “taf” effectué sur la façade avant qui est maintenant plus que renforcée par doublage et soudure comme déjà mentionné, les renforts d’aile, toutes les soudures réalisées précédemment tant sur les poutres que sur la coque elle même, par exemple au tunnel de boîte, plancher. (A noter que contrairement aux dernières générations de KDJ de course, la caisse est encore montée sur le châssis via des silent blocs).

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Grâce au devis de poids inférieur, les trains roulants ont put être modifié. En effet, si l’amortissement est toujours confié à des Proflex, (ressorts comme amortisseurs ) en double sur l’avant, ce n’est plus qu’un seul amortisseur par roue qui demeure à poste sur l’essieu arrière. Christophe Girard a lui même taré les amortisseurs à butées intégrées en se référent aux réglages d’origine.

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L’aménagement intérieur de la caisse a été également repensé. Un arceau proposé par Métal Technique a été posé. Le positionnement des deux sièges baquets Sparco a été réalisé au plus bas possible. Toujours pour gagner quelques gammes, les boulons ont été arasés. Sur la planche de bord, l’instrumentation spécifique au rallye raid a été déposé. Toutefois, un tableau de “NAV” peut être installé si le véhicule est engagé sur une Baja.

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Dans le compartiment arrière, le râtelier pour les roues de secours a été supprimé ainsi que tous les accessoires si utiles sur un Dakar. Seul le gros réservoir FT3 de 120 l de contenance est resté. Cette réserve d’eau a été positionnée de manière précise pour pour équilibrer la voiture.

240 ch sous le capot

En conformité avec la règlementation FIA, moteur, boîtes et ponts sont restés d’origine.

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Cependant, le 3,0l D4D a reçu un boîtier Adonis et chaque organe mécanique a été optimisé pour en tirer le meilleur rendement. Par exemple, les mécaniciens se sont attachés à travaillé sur les contre-pression au niveau du turbo ( turbo qui a d’ailleurs été équilibré chez le spécialiste Turbo Shop ). Une nouvelle ligne d’échappement a été réalisé. A noter que celle-ci est en acier et non en inox, ceci dans le but de faciliter les réparations si besoin était. Tout ceci n’est qu’une présentation non exhaustive de tout ce qui a put être fait. Toutefois, la puissance du D4D a été limité volontairement à 240 ch de manière a conserver la fiabilité de ce moteur.

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Sur la piste

Il faut attendre la montée en température des amortisseurs à bonbonne séparée pour apprécié le confort offert par cette voiture de course. Et oui, à ce niveau ont peu parler de confort ! La caisse bien à plat, les roues restent en contact avec le sol malgré les creux et bosses passés à haute vitesse. Dans le baquet, on ne sent rien. La suspension joue sont rôle a plein. A ceci il faut mentionné également la qualité des pneus BF Goodrich MUD 235x85x16 qui assurent une excellente motricité ( et qui font parti intégrante de la suspension).

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L’accroche de ces gommes est telle qu’il a été difficile à Frédéric, notre pilote du jour, de mettre l’auto en dérive sur une équerre. Il lui a fallut se faire violence et prendre la mesure des capacités de la bête pour obtenir un léger décrochage du train arrière. ( Que Christophe lui pardonne, c’était pour les besoins de la photo ).Pour la relance, c’est comme un tracteur ! Associé à la boîte 6 vitesses parfaitement étagée ( rapports d’origine ainsi que le couple de pont ) le moteur offre des reprises incroyables même à très bas régime.

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En dehors de l’engagement pris sur les 24 heures, ce KDJ 120 T2 est à louer pour courir endurances et surtout Baja, des courses beaucoup moins dispendieuses qu’un Rallye Raid, en temps comme en argent.

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