Niva Historik rassemblement LADA NIVA 3-4 juin 2011

Niva Historik rassemblement LADA NIVA 3-4 juin 2011

Lieu le jardin des milandes (www.les-jardins-des-milandes.com)

parc Joséphine BAKER

24 250 CASTELNAUD LA CHAPELLE

en bordure de Dordogne

Au programme :

 animations

 Visites

 diner de gala

 cabaret

Elections

 de la plus originale des NIVA

 de la plus belle des anciennes NIVA

 de la plus belle série spéciale

QUELQUES MOTS D’HISTOIRE ….

La Lada Niva est un véhicule tout-terrain, produit par le constructeur automobile russe AvtoVAZ et vendu sous la marque Lada.
Ses origines

Au début des années 1970 l’automobile en URSS connaît une forte croissance : la naissance de VAZ, et ses premiers modèles dérivés de la Fiat 124 permettent à un grand nombre de personnes d’acheter une première voiture.
Toutefois, malgré leur robustesse, ces modèles ne sont pas conçus pour la conduite en dehors de routes asphaltées, bien rares alors en URSS en dehors des grands axes et des centres urbains. Les véhicules tout-terrains produits par l’usine UAZ ne sont pas vendus aux particuliers, mais réservés à des usages militaires ou de service public (fourgons postaux, ambulances…). Il faut donc concevoir un 4×4 russe populaire.

Voilà pourquoi le projet 2121 démarre dès 1971. Ce premier prototype est équipé du 1300 cm³ d’origine Fiat de la 2101, une cylindrée vite jugée trop faible. De plus la rusticité de l’engin ne plaît pas aux dirigeants soviétiques qui exigent que les automobilistes des campagnes bénéficient du même confort que ceux des villes. Il faut donc revoir le projet et y ajouter un toit et de vrais portières.
Il faudra attendre 1973 pour voir le résultat de ces changements, ils sont radicaux.
La carrosserie est entièrement en tôle, vitrée, avec deux portes et un hayon, le moteur est passé à 1600 cm³ mais surtout la caisse est autoporteuse, les roues avant sont indépendantes et la transmission intégrale est permanente avec possibilité de blocage du différentiel central. Des solutions techniques révolutionnaires pour l’époque.
Il en résulte des performances certes modestes sur routes mais exceptionnelles en tout-terrain. Ainsi même les pentes jusqu’à 58 %, les gués jusqu’à 60 cm et les couches de neige jusqu’à 1 m ne peuvent suffire à arrêter cet engin. Pendant deux ans ce prototype va évoluer sensiblement mais surtout il va être soumis à des tests d’endurance hors normes en Ouzbékistan.

En 1976, AvtoVAZ présente enfin officiellement le projet final : la Lada 2121 est née. Elle est baptisée « Niva », ce qui signifie « champ de blé » en russe.

Et Lada ? À l’origine, la marque Lada a été créée pour des raisons de facilité deprononciation, afin de promouvoir la commercialisation, en Europe de l’ouest, du modèle Jigouli d’AvtoVAZ.

« Lada » est, en réalité, le nom d’un petit bateau russe, le Lada, utilisé sur le fleuve Volga qui coule près de l’usine de construction ; ce navire est représenté sur le logo de la marque. Vous savez presque tout !
Une révolution dans la catégorie

La production en série commence en 1977 et le Niva est commercialisé la même année en URSS..

Il faut attendre le Salon de Paris 1978 pour que le modèle soit disponible en Europe.
Léger, compact, robuste, passe-partout, et économique, le Niva conjugue des qualités alors inconnues sur un 4×4.

En effet, les tout-terrains sont restés à l’époque tels qu’ils étaient dix ans plus tôt, c’est-à-dire : lourds, encombrants, spartiates et très chers. C’étaient alors uniquement des engins agricoles et forestiers dont l’usage complétait celui d’une voiture conventionnelle.

Avec le Niva, tout change. D’abord avec ses prix, car il permet désormais au plus grand nombre de s’offrir un 4×4, mais surtout grâce à sa polyvalence : il supplante vite tous les autres et s’adjuge, dès le premier mois de vente, 40% de part de marché en Europe. Cette hégémonie se poursuivra pendant quinze ans, sans véritable concurrence.

En effet hormis le japonais Suzuki SJ 410 (devenu par la suite Samuraï) et le roumain Aro10, les années 1980 n’offrent aucune alternative de tout-terrain accessible et efficace.

Durant cette époque; le Niva est partout dans les montagnes, les forêts et les campagnes, bien sûr, mais aussi, et c’est une première, dans les villes. De nombreuses personnes qui jusqu’alors n’auraient jamais envisagé l’achat d’un 4×4 franchissent le pas et découvrent le loisir tout-terrain avec celle que l’on surnommera vite le « Land Rover » russe.

Le succès est tel qu’apparaissent des clubs et des écoles où est enseigné la conduite tout-terrain sur Niva. Conçu pour les steppes russes le 4×4, Lada s’est donc transformé en objet de mode en EUROPE, à tel point qu’au printemps 1983 apparaît une version cabriolet signée par le carrossier français Wassermann.

Les séries spéciales commencent alors à se multiplier, et se perpétuent aujourd’hui : « Grand Large », « Paris-Saint-Raphaël », « Field », « Olympe », « St-Tropez », « Oryx », « Deauville », « Tinga », « Taïga », « Safari », « Randonnée », « Passion », ou encore « Collection ».

Le Niva est devenu tellement répandu qu’à la fin des années 1980, les nombreux propriétaires de Niva sont invités à prendre part à la « Nivalp », une grande randonnée de plusieurs jours à travers les Alpes françaises, suisses et italiennes.

En 1991, français et anglais débutent les travaux de l’ eurotunnel, il est choisi pour assumer les liaisons sur le chantier. Pendant des mois, 45 Niva furent utilisées sur ce chantier et purent toutes être revendues à son issue. Aujourd’hui, beaucoup roulent encore. L’un d’eux a rejoint le musée de l’eurotunnel, un autre le musée Lada.

Jusqu’à la fin des années 90, il domine le marché du 4×4 dans la plupart des pays d’Europe, et s’exporte même jusqu’au Canada, au Japon, et en Australie.
Quelques évolutions techniques
Lada Niva 1700

En 1985, la boîte de vitesses compte désormais 5 rapports. En 1994, le vieux bloc Fiat cède la place à un 1700 cm³ entièrement conçu par lada toujours à carburateur, qui sera immédiatement remplacé en Europe par une injection monopoint d’origine GM. En 2000 celle-ci cédera à son tour sa place à une injection multipoint (développant 81ch). Une version 1.9 Diesel de 64 ch (moteur d’origine PSA) fut commercialisée de 1993 à 1998 puis ce fut au tour d’un 1.9 turbo Diesel de 92 ch (également issu de la banque d’organes PSA) à partir de 2001 mais uniquement sur certains marchés (dont la belgique pendant peu de temps).

En 2009, devant répondre aux normes européennes, la marque de Togliatti présente une nouvelle version du Niva : la M. Ce véhicule se distingue notamment par des rétroviseurs et des clignotants plus imposants, ainsi que par un certain nombre modifications intérieures.

Depuis 2010, le niva est vendu avec le même moteur 1.7, en version essence et GPL.

Le Niva devrait être remplacé par un tout nouveau modèle à l’horizon 2014.

COTE SPORT : Dans le monde

Dès sa commercialisation, le Niva a attiré l’attention d’amateurs d’un sport nouveau : le rallye- raid.

Le premier à vraiment y croire est JC Briavoine, qui le premier, avec son Niva quasi de série va signer les premières lignes du palmarès de Lada en sport tout-terrain.
Très vite l’importateur français Jacques Poch lui viendra en aide, ouvrant ce sport au professionnalisme. L’écurie Lada-Poch se forme et enchaîne les succès, attirant dans ses rangs des pilotes tels JL Schlesser, André Trossat ou Pierre Lartique, qui deviendra champion du monde.

Parmi les succès en rallye, on peut citer le Rallye de Tunisie, le Rallye de l’ Aylas, le Rallye d’ Algérie, le Rallye des Pharaons, ainsi que de nombreuses victoires d’étapes dans le Paris-Dakar.

En 1981 le Niva est équipé du 1800 Turbo de la 2105VFTS avec pour résultat un 1er podium au Dakar.

Lada récidivera les deux années suivantes. Grâce à ses nombreuses autres victoires dans d’autres épreuves, Lada devient le 1er champion du monde d’une jeune discipline en plein essor: le Rallye raid.

En France

Le Niva est le recordman de victoires dans la discipline des rallyes tout-terrain, enlevant des dizaines de victoires de classe et de nombreux titres de champion en plus de 25 ans de participation, toujours soutenu par l’importateur.

Ce dernier, face à l’engouement que suscite la compétition pour les pilotes Niva, ira même jusqu’à mettre sur pied un « challenge Lada Niva » richement doté et organisé dans le cadre du championnat officiel FFSA.

Ce challenge à ce jour disparu rencontra un grand succès à l’époque.

A suivre ….

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Journal du 4magazine 4x4 & SUV

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