Suzuki Jimny, bonzaî du tout terrain

Suzuki Jimny, bonzaî du tout terrain

Dire qu’il était attendu avec impatiente c’est peu dire. Le Suzuki Jimny fait parti des derniers vrais 4×4 disponibles en France. J’entends par vrai 4×4 un châssis échelle, des ponts rigides et une boîte de transfert. Le Journal du 4×4 vous l’avait présenté dans un article précédent : Nouveau Jimny Suzuki 2018 : la quatrième génération débarque.

Mais nous allons faire le point sur son côté tout terrain

Le Jimny, what else ?

Eh oui comme diraient les anglo saxons « size doesn t matter », ou en bon français « la taille n’ a pas d’importance ». Ca n’est pas parce qu’il est d’un format compact que notre Jimny ne fera pas le job d’un vrai tout terrain.

Il fait parti des trois derniers vrais 4×4 disponibles sur le marché français (je ne parle pas ici des imoprtations) avec le Mercedes G et la Jeep Wrangler.

Eh oui mon bon monsieur l’âge d’or du tout terrain est révolu, noyé sous les taxes et normes antipollution. Enfin c’est ce qu’on voudrait nous faire croire car malgré tout certains résistent, comme Suzuki, et fort heureusement !

Land Rover ? Mercedes G ? Non Jimny !

Le Jimny résiste tant qu’à peine disponible en concession, le nouveau Suzuki 4×4 est victime de son succès. Les fans du petit 4×4 japonais vont devoir attendre quelques mois s’ils passent commande maintenant. Suzuki France avait prévu 1500 ventes en 2019 mais ils pourraient bien en vendre plus du double si les livraisons du Japon suivent…

Je pense que son succès est du à la fois à ses caractéristiques de vrai tout terrain mais aussi à son look de baroudeur. Certains vont lui trouver des airs de mini Mercedes G, d’autres de Land Rover Defender, mais au final c’est du Samuraî qu’il est le digne héritier.

Le Jimny 4×4 en tout terrain

J’ai eu l’occasion de tester le Jimny en TT dans les Alpes et avec de vraies conditions hivernales. Le terrain n’était certes pas très grand mais la météo étaient au top pour un essai 4×4 : de la neige, des ornières, des montées charognées par les précédents passages de 4×4. LE PIED !

Vu le terrain, notre Jimny était équipé de chaînes car sa monte en pneus mixtes aurait été un poil légère face à la boue et la neige.

Les chaînes étaient vraiment nécessaires pour les parties difficiles du terrain

Allez hop c’est parti, sur le plat j’enclenche juste le levier en mode 4×4. Premier passage dans une zone d’ornières et de trous qui me secouent un peu. Je mets un peu plus de gaz et voilà le Jimny qui tressaute dans tous les sens mais se joue des obstacles. Alors certes ça n’est pas ce que l’on conseille en tout terrain mais ce passage un peu rapide m’a permis de voir que les sièges vous maintiennent bien même si ce ne sont pas de Recaro et que le suspension d’origine est moins raide à ce que je m’attendais, déjà deux bons points

Il faisait un temps à mettre un Jimny dehors

Un peu plus loin nous avons une descente de talus qui va me permettre d’apprécier l’angle d’attaque. Que ce soit à l’avant ou à l’arrière, la forme cubique du Jimny lui permet d’attaquer des zones sans frotter et ce en configuration d’origine et avec ses pneus en 195 / 80 / 15. Doté d’une garde au sol de 21 cm (3 cm de moins qu’un G et 4 cm de moins qu’un Def, qui tous les deux sont de plus gros gabarits) il est loin d’être ridicule.

L’angle d’attaque du Suzuki Jimny permet de franchir les obstacles sans frotter

Pour grimper le talus qui maintenant me fait face je vais passer en vitesses courtes. Et ce qui est plutôt sympa c’est que notre jimny est doté d’un levier de boîte de transfert et pas d’un simple bouton, c’est old school mais j’aime bien.

Sacré 4×4 que ce petit Suzuki

Je maintiens le petit 1.5 l dans les tours car son couple n’est pas celui d’un diesel et on attaque la butte ! Là encore le Jimny se comporte vaillamment, pas trop de gaz quand même, je recherche le grip et ça passe sans problème.

Allure cubique, l’idéal pour avoir des angles d’attaque et de sortie pour le tout terrain

Plus loin une seconde butte m’attends mais celle ci comporte un dévers vers le sommet. Elle est déjà bien creusée par les passages successifs depuis 4 jours. Roues droites, bien en face, cette fois ci un peu d’élan car la pente est plus marquée. Le Jimny progresse mais se laisse un peu entrainer par le dévers, je n’insiste pas et passe la marche arrière, deuxième essai avec plus de gaz mais pareil, le haut est trop charogné et a tendance à me rapprocher trop du talus. Je ne vais pas tenter le diable et mettre le Jimny dans une situation difficile.

Pour la peine je refais deux ou trois tours sur piste, ornières, talus et neige et faire un peu de glisse…

Quand on aime jouer, la neige c’est l’idéal

Le Jimny, idéal pour une préparation 4×4

Tout comme ses grands frères, nul doute que sous peu vont apparaître chez les accessoiristes ou chez les spécialistes comme MasterForest ou SOS 4×4 des pièces et équipements pour ce nouveau Jimny. Je pense particulièrement à des kits de rehausse pour la suspension, des protections, des pare-chocs ou encore des kits de réduction pour la boîte de transfert. Ce Suzuki Jimny est déjà fort apte en tout terrain mais avec quelques modifications, on va trouver un redoutable franchisseur.

J’attends aussi avec impatiente les première préparations afin de vous ramener de beaux reportages.

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Commentaires

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    Claude 6 mois

    J’espère aussi qu’il y aura une version bâchée comme le Samurai, que l’on puisse en été charger l’arrière de matériel sans avoir à ouvrir quoi que ce soit.

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    Carine Nydegger 5 mois

    Passer 10 jours début avril dans les Westfjords d’Islande avec le nouveau Jimny. Je ne suis pas une grande experte des 4×4, plutôt habituée des gros véhicules, je me suis quand même  fait drôlement plaisir.
    En pneus cloutés, sur pistes, neige, verglas et surtout beaucoup de boue. Embourber jusqu’à mi roues, avec sa vitesse courte, le Jimny s’en sort à merveille. Sur les pistes caillouteux où les autres 4×4 on déjà abandonné le Jimny va jusqu’au bout. 
    Comme je voyageais en solo et pour avoir un maximum de liberté j’ai passer les 10 nuits dans le véhicule. Avec un peu d’improvisation  on arrive à faire une belle couchette. Je mesure 1,60m.
    Son point faible, le vent latéral. 

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