Test pneus 4×4 : Green-Way PAMPA 2 taille 31-10.50 R 15

Test pneus 4×4 : Green-Way PAMPA 2 taille 31-10.50 R 15

essai comparatif test du pneu Green-Way PAMPA 2

Pas la peine de vous faire un dessin ! Je pense que vous aurez tous deviné de quel profil bien connu de pneu 4×4 le Green-Way Pampa s’inspire largement. Si ce n’est pas le cas, retournez de suite dans votre chambre pour réviser vos classiques. Il y’a interro surprise demain. Alors, notre nouveau test pneu 4×4 va nous permettre de savoir si le Pampa est une alternative aussi intéressante en terme de qualité dynamique qu’en terme de prix ?

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Cette fois ci, Bernard Jamet nous les a expédié non montés. Et à les voir au fond du camion du livreur, j’ai a franchement l’impression qu’il à confondu avec des BF Goodrich Mud-Terrain. Rien que ça, c’est bon pour l’ego du futur propriétaire. Une fois le flan recouvert de terre : plus moyen de voir la différence…

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Par contre au poids, vous en aurez pour votre argent. Le pneu est assez lourd, suffisamment en tout cas pour que l’on puisse noter la différence dès le déchargement du camion. La faute au rechapage et au bourrelet qui courre le long des flancs. Mais vous lui pardonnerez bien vite cette tare dans la mesure ou il est implanté pour protéger vos belles jantes des agressions des trottoirs, des pierres et autres obstacles en tout genre.

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Le poids n’est d’ailleurs pas sans jouer sur les qualités de roulage. Preuve en est lors de l’équilibrage. Le balourd du pneu est tel que nous avons du vider les stocks de plombs pour parvenir à une rotation parfaite. J’exagère a peine, un des pneus a nécessité quelques 195 grammes de lest pour tourner rond. Un coup de téléphone à Bernard Jamet nous a permis de savoir que le bourrelet latéral mais aussi l’épaisseur de gomme était en cause. Mais ces problèmes ne devraient plus persister : l’usine a investit gros dans une machine censée équilibrer la nappe de gomme sur la tringle…

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Sachez aussi que les Pampa 2 sont livrés en série avec deux inscriptions différentes en fonction du flanc que l’on regarde. Vous pourrez ainsi choisir lors du montage le coté qui vous plait le mieux.

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Evidement, les premiers tours de roue s’effectuent sur la route. Ce qui frappe, c’est cette impression de silence…toute relative quand même. Malgré les dessins semblant privilégier le tout terrain, ce pneu reste un partenaire agréable quand il s’agit d’avaler des kilomètres. J’ai déjà roulé sur des pneus mixtes moins discrets.

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L’adhérence est bonne et les distances de freinage sont très correctes sur le sec et ce même à des vitesses interdites par le code de la route. La tenue en courbe ne pose aucun problème. Sous la pluie, c’est autre chose. Mieux vaut garder à l’esprit que la propulsion, le couple, le châssis court et la hauteur de certains 4×4 n’ont jamais fait bon ménage avec l’adhérence sur chaussée mouillée.

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Pareil pour les distances de freinage. Demandez au conducteur de la voiture de devant si je n’ai pas eu raison de les rallonger! Ca lui a fait tout bizarre de me voir dans son rétroviseur. Forcement, un 4×4 en luge n’inspire jamais confiance. A quelques centimètres près, je lui greffais le treuil à l’arrière de sa berline. La prochaine fois il mettra son clignotant.

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Moralité, ses prestations routières sont plus qu’acceptables si on garde à l’esprit que c’est un rechapé dont le profil est à vocation tout terrain. Le Pampa 2 devrait permettre à ceux d’entre vous qui ne souhaitent pas changer de pneus tout les week-end et qui ne parcourent pas 30 000 kms par an d’envisager sans problèmes les parcours routiers.
Bon d’accord, la route c’est bien, mais tous les pneus sont capables de rouler sur le macadam, et en Tout terrain alors !?!

Je vous reconnais bien là ! On y viens ; Patientez cela devrait vous plaire.

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On ne test pas un Pampa comme un Anaconda ou un Macho ( à venir très bientôt). Leurs vocations sont légèrement différentes et c’est ce légèrement qu’il faut prendre en compte. Pas question d’aller le coller dans un bourbier insondable, de passer la première et de chronométrer en combien de temps il sort. Non. !? Ah bon ? Tant pis alors.

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De part sa taille en 31×10.50 R 15 et son diamètre de 785 mm, le Pampa 2 est destiné à un vrai usage tout terrain Entendez le au sens ludique du terme. Il se doit d’être bon partout, mais surtout mauvais nul part. Pas trop bas ni démesurément haut, Il offre un look sympa à votre 4×4 sans trop tirer sur la mécanique. Et vous permet, comme nous l’avons vu précédemment de faire de la route sans le moindre soucis.

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Le test franchissement a été effectué avec des pneus gonflés à une pression de 2 kgs. Bien que relativement élevée, elle permet de constater le potentiel du pneu tel que vous l’utiliserez. En effet, dans la majeure partie du temps, les possesseurs de 4×4 ne dégonflent pas systématiquement leur pneus pour faire un tour dans les chemins.

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Notre mise à l’épreuve nous conduit en bord de Marne histoire de trouver du sable. Gagné. Nous descendons la rive en direction du cours d’eau. Le 4×4 évolue sur une épaisse couche assez fine et pourtant nos manœuvres sur le volant sont directement suivies par la voiture. Les pneus gardent un bon pouvoir directionnel grâce à leur largeur importante et leur bonne surface de crampons évitant ainsi de trop s’enfoncer. Le 4×4 poursuit son avancée sans qu’il nous soit nécessaire de monter en régime. La motricité est très bonne. Une fois parvenu dans l’eau (pas très haute en ce début octobre marqué par la sécheresse des derniers mois) on sent cette fois ci que la portée est moins importante. Le Patrol GR s’enfonce dans le sable mais les pneus continuent à avancer sans la moindre amorce de patinage. Je vous rappelle que nous sommes sur le régime du ralenti. Seule la motricité des pneus peut nous faire avancer, l’inertie étant quasiment nulle.

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La remontée sur l’îlot est tout aussi simple. Rien à dire, ça accroche. Bon ; ça va pas se passer comme ça indéfiniment. Je commence à en avoir mare. Allez ! direction la petite bosse a quelques mètres. Pof Pof Pof, ça monte au couple. On sent que les pneus agissent presque comme des basses pressions. Ils n’attaquent pas le sol, ils se posent dessus. Oh, comme c’est romantique. J’en deviendrai presque poète.

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En y mettant un peu plus les chevaux, on constate en regardant la manœuvre que le dessin du pneu fait qu’il ne se charge pas de sable. Il est bien posé dessus à la manière d’un quad. Ce constat est d’autant plus flagrant lorsque les pneus se mettent à patiner (Qui a dit enfin…). Pas de butte de sable ni de trou béant comme ce serait le cas avec notre pote l’Anaconda. Le pneu n’arrache pas, et c’est la raison pour laquelle il est si bon dans le sable. Moralité. Pour ce qui est de l’épreuve du sable. C’est dans la poche.

Passons maintenant à des manœuvres plus trialisantes sur des cailloux. Une fois encore, nous restons dans les limites du raisonnable. C’est un 31 et non pas un 35. Evidement que si on le cherche de trop, on va finir par se poser sur un beau rocher qui risque de garde la barre de direction en souvenir (Rigolez pas, ça m’est arrivé il y a quelques semaines).
Alors trialisons soft. L’adhérence reste très bonne grâce aux forts épaulements latéraux…et à la sécheresse du sol en cette période. En croisement de ponts sauvages, les crampons latéraux de longueur différente raclent le fond pour trouver du grip et ça continue d’avancer. Par contre, sur les rochers et les dalles, on constate que la pression de 2 kgs est trop élevée pour conserver une adhérence suffisante. Le pneu glisse et patine dès que la surface est trop lisse. Rassurez vous, avec 500 grammes de moins, tout rentre dans l’ordre. Pour ce qui est des pierres qui roulent, vous savez ce sont celles qui n’amassent pas mousse, le pneu tire une nouvelle fois profit de sa bonne largeur qui lui permet de répartir les contraintes de motricité sur une surface beaucoup plus grande. Une fois encore, les efforts étant moins importants, le pneu se hisse plus facilement sans faire rouler glisser ou bouger ce sur quoi il s’appuie. D’ou l’intérêt, pour un usage mixte, d’augmenter la largeur.
Le bourrelet latéral et l’épaisseur de gommes ne sont plus des handicaps mais bien des atouts pour qui évolue sur de la pierre et des terrains agressifs pour les pneus. Vous limitez ainsi les risques de crevaison.

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Ce passage rapide sur terrain sec nous prouve une nouvelle fois l’étendue des compétences de ce type de profil et de cette taille de pneumatique…pourvu qu’on adapte la pression au degré de difficulté des manœuvres.

Maintenant passons au gras. Pas au bourbier, non, on vous l’a déjà dit. Devant nous se dresse une petite côte assez raide. D’une petite dizaine de mètres, elle est humide. Le premier passage au ralenti nous montre très vite que hisser un patrol GR en haut d’un raidillon à la seule force des pneus n’est pas chose facile. Bref, vous m’aurez compris. Ca patine dès que les roues arrières attaquent la côte. Mais on s’en serait douté et il n’y a rien d’anormal à cela. Deuxième tentative avec un peu plus de gaz. Et ça monte. Les crampons se vident, avant de se remplir à nouveau, trouvent le grip et grimpent le sumo au sommet. En toute objectivité, vu le peu d’élan que l’on a pris, je n’aurais pas parié sur une arrivée si rapide au sommet. Ca fait plaisir.
Un peu plus loin, c’est la bonne marre de gras. De la fange pour thalassothérapie. Une mixture collante, liquide, glissante. Oui ! un vrai régal. J’y ai goûté, il ne lui manquait pas grand chose. Peut être une ou deux pelletée de glaise, mais c’est mon coté pointilleux..
On avance doucement, ça patine un peu histoire de vider les crampons plus vite, mais ça avance. Par contre, il faut laisser le Pampa 2 travailler tout seul. Interdit de l’ennuyer avec des grands coups de gaz et d’autres techniques barbares. Non, n’étant pas un profil extrême, mieux vaut le laisser au couple, sur un bon filet de gaz. De toute façon, au dessus d’un certain régime, il se bourre et savonne. A déconseiller aux accros du bourbiers pied au fond. Y’a l’Anaconda pour ça.

Moralité : Examen réussi.

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Pourvu que vous ayez bien en tête la hauteur de votre garde au sol et que vous en respectiez les limites, ce pneu pourra vous emmener partout et vous sortir d’un très grand nombre de mauvais pas. Quand il touche les sol, il avance coûte que coûte.
Que ce soit en ville, dans le sable la pierre et le gras, je n’ai pas trouvé de défaut majeur au Pampa 2. Il est le pneu idéal d’un 4×4 à vocation de tout la semaine et le week-end.  » idéal pour celui qui ne veut ou ne peut changer de pneu suivant son utilisation.

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Journal du 4magazine 4x4 & SUV

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