Toyota Bj 45 pick up

Toyota Bj 45 pick up

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Toyota Bj 45 : Un pick-up flambant neuf

Lorsque sur le marché aucun véhicule ne correspond à ses besoins, il y a la solution de le fabriquer soi même ! c’est ce qu’a fait de belle manière Jean-Luc Malaisé. Pour répondre à la demande de son fils, il a transformé un vieux BJ45 acheté d’occasion en un pick-up flambant neuf.

Pour son fils apiculteur de métier, Jean Luc Malaisé recherchait pour les besoins de l’ entreprise, un pick-up au couple généreux, capable de transporter une dizaine de ruches à travers les champs de la Provence. La benne devait être plane, sans les bossages des passage de roues pour transporter un maximum de ruches. Dernier point d’importance : Le budget limité interdisait l’acquisition d’un véhicule neuf.

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Retapé, le vieux BJ 45 tôlé garé dans le jardin devait faire l’affaire. Acheté en vue d’une restauration classique quelques années auparavant, sa mécanique était encore bonne et le châssis sain malgré la rouille qui rongeait la caisse. La remise en état du vieux 4×4 (1983 ) et sa transformation en pick-up était un coup d’essai pour Jean Luc même si il possédait une certaine expérience pour avoir restauré plusieurs berlines pour son plaisir. Toutefois, scier la caisse en deux, puis transformer la partie arrière était un travail d’envergure !


Une double cab

Jean-Luc Malaisé a conservé le robuste châssis du BJ45 pour châssis long, doté de la suspension renforcée d’origine par des lames sous-maîtresses. Si les quatre paquets de lames n’offrent pas un grand confort, ils font en revanche preuve d’une grande solidité et encaissent parfaitement les bosses et les trous des chemins de la région. De ce fait, ils pouvaient supporter sans broncher le poids supplémentaire du à la transformation “pick-up”. Cette philosophie “camion” pensée lors de la conception du BJ par les ingénieurs de Toyota persiste jusque dans la mécanique en l’occurrence le fameux moteur 3B ( 3,4 L) au couple généreux de 21,6 mkg obtenu à 2000 tr/mn. Avec ses 90 ch, ce moteur 3B est quasiment “increvable ! Alors après 200 0000 kilomètres seulement ( juste la période de rodage, il pouvait encore fournir de bons et loyaux services. La mécanique a été révisée et remise en état si besoin était.

Suivit ensuite le travail de carrosserie. Pour Jean Luc, les choses sérieuses commençaient ! La caisse fût découpée une première fois, juste en arrière des portières avant. Calandre, ailes, capots jusqu’aux deux portières ont été mis en attente de peinture. Ensuite, il fallait fermer l’arrière de la cabine. Jean-Luc Malaisé se servit tout simplement de la partie arrière de la caisse du 45 en découpant celle-ci juste après les passages de roues. De cette manière il conservait les lignes arrondies de la carrosserie d’origine et atteignait son but de façon élégante. Pour offrir plus de rigidité, les portillons furent soudés et l’ensemble rapporté sur la cabine puis soudés après un peu de tôlerie pour ajuster les deux parties. Aujourd’hui après peinture, il reste à peine trace des soudures. Le Toy double cab prenait de l’allure.

Une benne d’occasion

Pour la benne, Jean-Luc a fait appel à la récupération en recyclant une benne à ridelles provenant d’un vieux Mazda. Celle-ci est montée sur un faux châssis constitué de deux parties s’articulant par des sortes de charnières. Ce faux châssis a été fabriqués à l’aide de longerons à section rectangulaire entretoisé entre-eux. La partie supérieure est solidaire de la benne, la partie inférieure fixée via des silent-blocs au châssis du BJ. Les deux parties s’encastre l’une dans l’autre. Cet assemblage mécano-soudé se situe au-dessus des roues arrières du véhicule. Pour rendre basculante la benne basculante, il a utilisé un vérin hydraulique de camion également récupéré à la casse. Ce vérin à pompe électrique 24 volts est commandé électriquement par un boîtier qui se connecte à une prise située sur le coté du châssis. La manoeuvre prend moins de trente seconde. Toutefois, avant de basculer la benne, il faut retirer les deux deux sécurité qui solidarisent les deux faux châssis à l’extrémité opposée des charnières lorsque la benne est au repos. Grâce au ridelles abattables, le chargement de la benne s’avère aisé car cette ernière se situé à environ 130 de hauteur.

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De chaque coté, deux caissons permettent d’entreposer des outils ou du petit matériel. Ce sont en fait deux caisses à munitions récupérées également. La roue de secours a pris place dans un ratelier fixé sous le châssis. Tout à coté, on remarque le crochet qui permet d’atteler une remorque.

Par rapport à une cabine de pick-up Toyota, celle conçue par Jean-Luc est plus profonde. Ceci permet de bénéficier d’un espace derrière les sièges pour poser des effets personnels. Un extincteur à pris place derrière le siège passager et nous avons remarqué une plaque en alu strié fixé sur la paroi arrière. Celle-ci, réalisée rappelons-le, avec les deux portillons soudés ensembles, se voit ainsi renforcée. Hormis ce point, l’équipement est resté conforme à celui d’origine. Cette remarque est également valable sous le capot. La mécanique n’a reçu aucune préparation et est resté entièrement d’origine.

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A l’extérieur, sur la façade avant, un gros treuil électrique est maintenant encastré à l’arrière du pare-chocs. Dernière précision : La plaque posée conformément à la législation sur le coté droit du véhicule qui indique le poids et les mesures du véhicule est restée d’origine avec la mention “Fourgon”.

La qualité de cette transformation d’un BJ45 fourgon en Pick-up est remarquable et l’on peut croire facilement que c’est le fait d’un atelier spécialisé. Si le savoir faire de Jean Luc est indéniable, il faut également reconnaître son ingéniosité pour avoir adapté cette benne basculante sur un châssis avec le recours du système D. Gageons que ce BJ 45 offrira tous les services que son fils en attend pour sa nouvelle entreprise.

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Journal du 4magazine 4x4 & SUV

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