Toyota Land Cruiser : moins rustique et plus urbain

Toyota Land Cruiser : moins rustique et plus urbain

Conserver la clientèle des purs et durs, tout en faisant un appel du pied aux acheteurs de SUV de luxe, notamment ceux des Lexus, BMW X5 et Mercedes ML, voilà la démarche réalisée par Toyota, avec son nouveau Land Cruiser.

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En tout-terrain, le Land Cruiser reste une référence ; il reçoit, en outre, une impressionnante batterie d’aides à la conduite.

Le Land Cuiser a construit sa réputation sur les terrains les plus difficiles. Aujourd’hui, il se civilise ; plus qu’un outil, le 4X4 devient une expression de style de vie. Toutefois, la part des baroudeurs reste stable, alors que celle des occasionnels ne cesse d’augmenter comme en atteste la montée vertigineuse du marché des SUV. Un succès qui explique aisément la philosophie retenue par le géant japonais.

DIGNE D’UNE BERLINE

Les stylistes ont donc doté le Land Cruiser d’un look inspiré de celui du RAV4, notamment au niveau des phares et des pare-chocs. Les carrosseries 3 et 5 portes prennent quelques centimètres en longueur et en largeur. L’habitacle, clair et spacieux, s’inspire de celui d’une berline de luxe avec une qualité de fabrication irréprochable et un équipement plus ou moins généreux, nous y reviendrons, suivant les versions.

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Autre axe de travail, l’amélioration du confort et du comportement routier. Ce double objectif se trouve en partie atteint. Les bruits et les vibrations sont réduits et la tenue de route améliorée, grâce à l’adoption de suspensions modernes, composées de roues indépendantes à double triangulation à l’avant et d’un essieu rigide à quatre bras et ressort hélicoïdaux à l’arrière. Toutefois, si les progrès sont manifestes avec une très bonne stabilité, l’agrément sur la route n’arrive pas au niveau d’un BMW X5 ou d’un Mercedes ML, par exemple, mais l’esprit 4X4 subsiste.

Le comportement routier progresse sensiblement, tout comme le confort.

LE MEME EN MIEUX

Le nouveau Land Cruiser s’avère assez bluffant en tout-terrain. Désormais bardé, suivant les finitions, d’une impressionnante palette d’aides électroniques, ce véhicule se joue des pièges les plus redoutables. Bien entendu, en plus de cette nouvelle technologie embarquée, il conserve une boîte de transfert avec deux gammes hautes (avec ou sans blocage de différentiel) et une gamme basse (VX) ou deux (VX et VXE), sans oublier le différentiel central à glissement limité de type Torsen. Pour les puristes, la solution du blocage de différentiel arrière demeure sur la version GX, ce qui constitue un bon choix pour les amateurs de franchissement. Pour une utilisation plus light, les clients de VX et VXE se contenteront d’un glissement limité.

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Le démarrage en côte sur sol gras devient un jeu d’enfant avec le HAC qui évite au véhicule de reculer au moment du démarrage. Dans les descentes, c’est le DAC qui intervient en régulant le freinage sur les quatre roues de manière à conserver une vitesse constante, comprise entre 5 et 7 km/h. Ces deux fonctions sont uniquement livrées avec la boîte auto, montée en série sur la VXE et en option (2600 euros) sur la VX. L’A-TRC, contrôle actif de motricité, et le VSC, contrôle de stabilité, complètent cette impressionnante panoplie sur les VX et VXE.
A l’heure du bilan, la conduite en tout-terrain de cet engin se trouve grandement facilitée. Les purs et durs choisiront le GX, plus viril. Dépourvu de l’ABS et de la climatisation, mais aussi hélas, du blocage de différentiel, il se rapproche du Land d’antan par son esprit.

L’héritage 4×4 des précédentes générations est incontestable sauf qu’il se trouve en grande partie relayé par l’électronique. Un peu de patience, de la recherche de trajectoire en agissant sur le volant et l’accélérateur et on se sort des situations les plus critiques avec une déconcertante facilité. Attention tout de même à cet excès d’efficacité. La meilleure des technologies ne doit, en aucun cas, faire oublier les règles de base de la sécurité en tout-terrain.

Le Land Cruiser affiche un look plus urbain avec des phares et des pare-chocs inspirés de ceux du RAV 4.

LE D4-D EN PRIMEUR

Le Land Cruiser sera commercialisé dans un premier temps uniquement avec le 3.0 quatre cylindres D4-D ; il développe 163 ch à 3400 tr/mn, pour une puissance fiscale de 11 CV, et affiche un couple constant de 343 Nm entre 1600 et 3200 tr/mn. Un V6 essence de 4.0 viendra compléter l’offre ultérieurement.

Trois niveaux de finition figurent donc au catalogue. L’appellation GX démarre à 30 200 euros en trois portes ; le modèle cinq portes coûtant 32 000 euros.

Le VX, qui devrait représenter l’essentiel des ventes, reçoit en plus six airbags, climatisation auto, ordinateur de bord, jantes alu, marchepieds en alu, ABS avec EBD et s’échange contre 36 100 euros en trois portes ; l’addition grimpant à 37 900 euros en cinq portes.

Le VXE constitue la version de luxe ; pour plus de distinction la roue de secours abandonne sa position habituelle et passe sous le châssis. Autre modification, l’introduction d’une 3e rangée de sièges et d’un toit ouvrant électrique. Côté équipement, à noter l’adoption d’un GPS. Ce joyau revient à 43 400 euros en trois portes et à 47 600 euros en cinq portes.

Les tarifs enregistrent donc une inflation plus ou moins sérieuse, mais comme la dotation progresse sensiblement, le client s’y retrouvera.

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Journal du 4magazine 4x4 & SUV

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