Villevenard : fête du 4×4

Villevenard : fête du 4×4

Villevenard : fête du 4×4

Bien évidemment que nous y étions. On vous l’avait dit que Villevenard faisait partie des incontournables de notre calendrier. Certains d’entre vous nous ont certainement cherché en vain. Eh oui, nous avons passé deux jours dans les bois, sur le parcours extrem. Que de bonheur. Même si la météo ne nous a pas gratifié des 23 jours de pluie comme en avril 01, les sous bois recelaient tout de même de quelques passages bien gras. Ah, que la terre de Villevenard est amoureuse.

Nous avions décidé de nous donner rendez vous entre midi et deux en vue d’un départ sur le road-book pour 15h.
Arrivé pendant midi, nous profitons de l’attente pour déguster la barquette de frite et le sandwich que les trop peu nombreuses mais oh combien agréables bénévoles daignent nous servir après 3/4 d’heure d’attente. Pour passer le temps en attendant les derniers encore sur la route, nous entamons un passage en revue des véhicules et de leurs accessoires.

 Nico est là avec son Range Rover V8 chaussé de Macho en 235/85. Il a dérouté l’arrivée d’air de son filtre vers une prise spécifique placée au pied de la baie de pare-brise.

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 Eric le baroudeur n’a rien changé sur son Land Crew-cab. Longues portées, A-bar et schnorkel viennent prêter main forte aux pneus Hankook RT01 en 235/85 eux aussi.

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 Diego, venu directement de Paris pour nous rejoindre, énumère la liste des accessoires et des spécificités de son Discovery I. (Vous pouvez retrouver l’essai complet dans notre rubrique : Essais / Faites le vous-même : Le Discosaur. )

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 Un autre Eric, encore inconnu de notre groupe et novice en tout terrain, est venu avec son Toyota Hi-Lux turboD double cabine chaussé de Firestone SAT en taille 7.50. Son regard en dit long sur son inquiétude. .  » ai-je surestimé mes forces…Où suis-je tombé…Au fait, je suis bien assuré tout risque. « .

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 Plus tard arrive Jean-Mau et son Chevrolet GMC. Pour l’occasion, il n’a rien changé de particulier mis a part ses pneus. La grosse bête rouge a mis de belles basquettes. Il s’agit de Général Grabber MT en 33/12.5. Ses pneus énormes semblent pourtant tout petit dans des passages de roues gigantesques.

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Tout le monde est là, Même Jérôme et son Buggy Fire-Mud nous a retrouvé sur place.

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On piaffe tous d’impatience comme des enfants à la porte d’Euromickey. Direction le PC organisation pour les inscriptions.

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Tiens ? l’Euro aurait-il une parité différente a Villevenard ? Très certainement vu les tarifs que l’on nous annonce et les cautions imposées. Les prix augmentent d’année en année, mais ce millésime a su profiter du changement de monnaie. Et tout ça pour avoir un Road-book dessiné par la classe de maternelle du Village. Quant à l’accès au terrain, n’en parlons pas, la piste de trial est réservée au concessionnaires ou aux  » protos « . Ah bon, C’est le public qui va être content. Les concessionnaires habitués à présenter des voitures sur la zone ont boudé la manifestation cette année, et peu de portos ont les capacités nécessaires pour ouvrir l’intégralité des zones. Enfin, on n’est pas là pour se battre mais pour rouler alors allons y Ces décisions arbitraires devraient évoluer dans la journée.

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Pas prétentieux pour deux sous, on se dirige directement sur le parcours extrem. Faut pas perdre de temps, et on est pas la pour rigoler. C’est qu’on a un métier. Après 3 kms de chemin, on tombe sur le premier bon bourbier ou une Willys essaye tant bien que mal de sortir, aidés par un LJ 70 un tant soit peu préparé. Le bourbier est divisé en trois itinéraires tous plus impressionnants l’un que l’autre.

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Une fois notre bonne vieille militaire sortie d’affaire, Nico s’engage le premier. Ça frotte, gratte et patine pourtant le Range avance toujours. La sortie est très profonde mais les lames de la Jeep on légèrement rebouché les ornières et finalement, bien aidé par ses 200cv, Nico s’en sort pas trop mal.

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Derrière lui, Diégo se risque sur la même trajectoire. Moins puissant le Discovery semble vouloir rester coller, il tire tout de même profit de la hauteur de ses SAG et se retrouve au sec de l’autre coté.
Vient le tour d’Eric et son Hi-Lux. On lui conseil une bonne prise d’élan sur la seconde. A mi-chemin, le Toy se bloque. Marche arrière à la volée mais rien ne bouge. Deux ou trois d’entre nous restés sur le coté pour regarder la manœuvre se ruent pour pousser le pick-up. Les frittes étaient trop grasses, on a plus rien dans les jambes ou quoi. Non, mais le 4×4 est pendu par son crochet d’attelage très proéminent qui charute dans le sol. Il y a de quoi planter un rang d’asperge dans le sillage d’Eric qui est agriculteur dans le civil ! C’est donc ça. Une sangle et Diégo le tire vite de ce mauvais pas.

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Pas trop rassuré, le Crew-Cab se lance à son tour. Même punition. Le bel engin vert se bloque en plein milieu de ce cloaque profond et visqueux. Pas non plus moyen de faire marche arrière. Pourtant dépourvu de crochet, le Crew-cab est pénalisé par son pont arrière de Type Sallisbury largement plus encombrant qu’un pont classique et qui lui retire de précieux centimètres de garde au sol. Ca frotte de trop. Un petit coup de sangle et on en parle plus.

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Voilà Jean-Mau. Instinctivement, on se regarde tous avec cette même expression qui sous-entend que ce type de véhicules n’est pas fait pour du bourbier aussi profond, collant et gras. (Allez faire un tour a Villevenard et vous verrez). On lui conseillerait presque de faire demi-tour, parce qu’une fois planté, aucun de nos 4×4 seul ne pourra l’extraire. Mais bon, tout le monde est là pour se faire plaisir et ce, sans aucune distinction de marque alors on se tait.
Le monstre s’engage et stoppe net au bout de 3 ou 4 mètres. Aie !!!. C’est pas bon du tout ça. A l’intérieur Jean-mau éclate de rire. Il passe la tête par le carreau pour nous informer qu’il avait oublié de passer les courtes. Ben oui, mais là il est coincé au fond. Une fois le rapport enclenché, on entend les 6.7 litres du V8 repartir doucement et la voiture aussi. Le couple de camion et les voies 40 centimètres plus larges arrachent le 4×4 du bourbier sans la moindre difficulté. Là où nous avions dû accélérer, lui avance tranquillement. Le ton est donné, et on se rend compte que nous nous étions bien trompés.

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Le reste de la Rando ne sera qu’enfilade de bourbiers. Toujours bien aidé par ses pneus exceptionnels et sa puissance, le Range évoluera sans trop de difficulté. Le Disco, un peu moins a l’aise compense par l’expérience de son pilote et par son empattement plus long qui lui autorise des passages dans les zones dans lesquelles les châssis court qui nous précèdent se sont plantés. Eric et son Crew-cab ont compris le truc, pour eux, ce sera avec un peu plus d’élan que pour les autre afin d’éviter de poser le pont arrière. Et puis, l’ETC fait de véritables merveilles, donnant de l’adhérence à la roue qui en a besoin et ne s’occupant pas de celle qui patine. Un vrai régal de souplesse. Au bout de 4 plantages consécutifs, le Hi-Lux semble passablement énervé de devoir ralentir le convoi là où les autres passent avec moins de difficulté. Finalement, au détour d’un trou bien gras, nous voyons Eric et son copilote descendre de Toy avec la boite à outils dans les mains. 5 minutes plus tard, et après une séance de stretching dans le gras, le crochet et son support son enlevés. Les 20 kgs de ferrailles prennent place à l’arrière du GMC (seul véhicule dont le coffre est suffisamment large pour le recevoir). Enfin, le Hi-Lux joue à armes égales avec les autres. Et pendant ses deux jours, Eric n’aura de cesse que de faire progresser sa technique a grand coup de bourbiers bien négociés.
Pour ce qui est du GMC, nous prenons une leçon a chaque passage. Rien ne peut arrêter les 2 tonnes du monstre. A tel point que Jean-Mau finit par négocier les passages en crabes et parfois même en marche arrière. Dégoûté.

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J’allais oublié Jérôme et son Buggy. Et pourtant, il reste dans la mémoire de bon nombre d’entre nous. On aura tous fait un tour dans son engin. C’est léger, amusant, aéré et sa passe très bien. Pour preuve, il aura fait avec nous l’intégralité du  » petit parcours  » sans la moindre difficulté. Bravo à toi et belle réalisation.

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Mais Villevenard c’est aussi l’occasion de découvrir des réalisations comme celle de Jérôme. Tout est possible et tout existe. Les Buggys 4×4 bimoteur, les voitures bricolées, les bricoleurs qui n’hésitent pas a démonter un pont de range dans l’herbe et à le remonter dans la foulée pour rouler l’après-midi même. Félicitation aussi à l’école des arts et métiers de Chalons pour leur 4×4 a l’allure de Hummer. Comme lui il reprend un système de télé-gonflage depuis le tableau de bord et 4 suspensions indépendantes. Celle des étudiants était montée sur coussin d’air. Et le tout motorisé par le bloc d’une audi 100.

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Alors, si vous recherchez a pratiquer le 4×4 de manière conviviales et agréables, notez d’hors et déjà sur votre calendrier que le dernier week-end d’avril se déroule la fête du 4×4 dans un petit village de Champagne et faites vos économies dès maintenant, on ne sait jamais, si l’inflations reste galopante…

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Notez les deus pédaliers, eh oui il y a un moteur à l’avant et un autre à l’arrière sur cette peugeot 104

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Les heureux mécanos

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Un proto à trois roues

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Réparation d’un pont arrière de range rover
admirez le cric

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