Jeep GPW FORD de 1945

Jeep GPW FORD de 1945

Jeep GPW FORD de 1945

MATRICULE N° 265758 FORD

On a tous rêvé un jour de touver la Jeep stock en parfait état de fonctionnement n’ayant subit aucune transformation. Après des années dans le milieu Jeep, la chance a souri à David Dalet. Patron d’Indiacars et passionné de longue date, il est rarement passé à côté de belle Jeep Willys ou Ford sans craquer. Mais cette fois, il a déniché le Graal que tout collectionneur poursuit. En effet, 70 ans après l’opération Overlord, voici la dernière Jeep GPW Ford qui vient de débarquer en Normadie, dans le port du Havre. Attention Full Matching Number d’exception !

Le réseau d’Indiancars aux Etats Unis est l’une des forces du département Mlitary maison.

Celui-ci permet à David Dalet de répondre à de nombreuses demandes de clients passionnés par ces Jeep originelles. Les plus prisées sont évidemment celles fabriquées entre 1941 et 1945 avec une côte d’amour aussi élevée que les tarifs en ce qui concerne les Early et Very Early sans parler des premiers modèles tels que Bantam et 60, BRC 40 ou Willys MA sans parler des GPA, généralement construit en quantité limitée ou très limitée.
Alors quand on nous parle pour la première fois de cette Ford GPW de 1945 qui vient juste d’arriver, on songeait à une bonne base de restauration de plus qui allait rejoindre le régiment des Jeep sauvées pour le compte d’amateurs et de collectionneur.

Erreur sur toute la ligne. Si nous nous retrouvons effectivement face à l’une des dernières Jeep Ford construite en temps de guerre (fin de contrat Jeep militaire Ford le 31 juillet 1945), cet exemplaire daté du 19 avril 1945 provoque un choc. C’est une Jeep qu’on peut considérer comme unique, non pas restaurée jusque dans le moindre détail, mais bien parce qu’elle est dans son “Jus“. Construite il y a 70 ans et quelques semaines, imaginez une Jeep qui n’aurait pas connue de campagne guerrière et qui n’aurait pas parcouru plus de 37 000 Miles sans dormir dehors, sans fréquenter sable et sel. Juste une Jeep de base américaine qui aurait poursuivie sa carrière dans le civil sous le soleil idyllique de la Californie. Nous ne sommes certainement pas loin de la vérité face à l’état de de conservation de cette Ford.

Jeep GPW FORD de 1945 MATRICULE N° 265758 FORD

Jeep GPW FORD de 1945
MATRICULE N° 265758 FORD

Lorsqu’en plus de cette patine inimitable qui en fait déjà un objet culte, sa carte de visite annonce un pédigrés de Full matching number d’avant fin 1945, autant parler tout de suite de lettre de noblesse. Autrement dit, la plaque d’identification du tableau de bord, le moteur, le châssis et la caisse affichent le même numéro de série. Une rareté que les connaisseurs apprécient particulièrement.

Face à cette Jeep, on ne peut que songer à Hiroo Onoda (décédé l’an dernier), l’un de ces soldats Japonais qui continua le combat sur une îles perdues des Philippines (Lubang), jusqu’en 1974 ignorant la défaite. C’est d’autant plus vrai lorsque l’on monte à bord et qu’elle démarre au quart de tours. La paix est bien intervenue entre les bélligérants de la seconde guerre mondiale, mais notre cœur de passionné bats un peu plus vite que d’habitude. L’émotion est bien là. Le temps est passé, mais sans provoquer les habituels outrages. La corrosion a si peu atteint cette Ford qu’on est plus touché par l’usure des sièges, la peinture qui laisse apparaître l’appret rouge. Elle ne fut certainement pas une Jeep de musée, plus simplement une planquée qui n’a jamais essuyée le feu adverse et la négligeance des temps de guerre. Magique Jeep, presque un outrage tant elle fonctionne parfaitement.

Jeep GPW FORDLes pneus ne sont plus d’origine mais conservent le bon profil, sur les jantes de combat on informe toujours qu’il faut dégonfler les pneus avant de démonter les jantes

Jeep GPW FORD Les pneus ne sont plus d’origine mais conservent le bon profil, sur les jantes de combat on informe toujours qu’il faut dégonfler les pneus avant de démonter les jantes

Les dernières Jeep du temps de guerre

Historiquement, elle fait partie de ces Jeep qui dès l’année 1943 furent équipée de la caisse dite “composite“ fabriquées par la société Auburn Central dans l’Indiana qui devient alors commune aux exemplaires construits par Willys comme par Ford (Débordé par les commandes). La standardisation tant mise en œuvre prend toute son ampleur même si l’on continu à oblitérer d’un “F“ d’immobrables éléments y compris les plus invisibles chez Ford. Sont état peut laissé suposer qu’elle fait partie des 6000 Jeep prélevées pour rester aux Etats unis chaque trimestre lors des livraisons de 25 000 unités vers les différents terrains d’opération.

Chez Indiancars, on pousse encore plus loin le délicieux suplice avec notre Jeep rescapée des quelques 300 000 exemplaires construit par Ford (350 000 par Willys), qui retrouve son plus inséparable accessoire ; la MB-T.

 

Jeep GPW FORD en détails :

Le pare brise fut l’un des éléments qui évolueront très diversement. La glissière de baie est plus longue. Les tétons de fixation de capote sont à ergots et pressions. On remarque ici que même les verres de pare-brise sont signés “Ford“.

Le pare brise fut l’un des éléments qui évolueront très diversement. La glissière de baie est plus longue. Les tétons de fixation de capote sont à ergots et pressions. On remarque ici que même les verres de pare-brise sont signés “Ford“.

L’étiquette date d’il y a quelques mois…New York-Le Havre, enfin le débarquement 65 ans après le Normandie

L’étiquette date d’il y a quelques mois…New York-Le Havre, enfin le débarquement 65 ans après le Normandie

Les essuie glaces à dépressions sont de fabrication anglaise “Trico“ dite grande version (1944-45)

Les essuie glaces à dépressions sont de fabrication anglaise “Trico“ dite grande version (1944-45)

Les pattes des compas de la jeep sont soudées en bas et en haut

Les pattes des compas de la jeep sont soudées en bas et en haut

Les assises avant ont aussi traversées les décennies et c’est tout le charmes de cette Ford. La patine du temps et quelques accrocs dévoilent les secrets (crins de cheval et ressorts), du confort selon Jeep. Le goulot du réservoir et le châssis du siège ont changé à partir de 1942.

Les assises avant ont aussi traversées les décennies et c’est tout le charmes de cette Ford. La patine du temps et quelques accrocs dévoilent les secrets (crins de cheval et ressorts), du confort selon Jeep. Le goulot du réservoir et le châssis du siège ont changé à partir de 1942.

jeep-gpw-ford-1945-053.jpg

La banquette arrière abrite la pompe à air et le dossier est siglé Ford.

La banquette arrière abrite la pompe à air et le dossier est siglé Ford.

Tableau de bord dans son jus comme l’ensemble de cette Ford qui semble insensible du temps qui passe. Le volant est de marque "Sheller" de teinte verte. Il était noir sur les VEP (Very Early Project). On passe en 3 branches métal nues et revêtement mince périphérique vert

Tableau de bord dans son jus comme l’ensemble de cette Ford qui semble insensible du temps qui passe. Le volant est de marque « Sheller » de teinte verte. Il était noir sur les VEP (Very Early Project). On passe en 3 branches métal nues et revêtement mince périphérique vert

 

Les compteur et manos Stewart Warner sont des classiques à aiguilles larges. Sur la jauge Fuel a depuis longtemps remplacé Gas. L'ampère mètre affiche + ou- 50-25 et le compteur affiche 36 999 Miles d’origine !

Les compteur et manos Stewart Warner sont des classiques à aiguilles larges. Sur la jauge Fuel a depuis longtemps remplacé Gas. L’ampère mètre affiche + ou- 50-25 et le compteur affiche 36 999 Miles d’origine !

Les commutateurs d’éclairage rotatif et les tirettes sont des modèles Ford de fin de production de guerre

Les commutateurs d’éclairage rotatif et les tirettes sont des modèles Ford de fin de production de guerre

inévitablement sur les plaques Data en zinc aux rivets corrodés. On y lit bien FORD- GPW et Date of delivery 4-19-1945

inévitablement sur les plaques Data en zinc aux rivets corrodés. On y lit bien FORD- GPW et Date of delivery 4-19-1945

La plaque de transport indique poids et dimensions

La plaque de transport indique poids et dimensions

Les feux arrière siglés ont depuis bien longtemps abandonnés les joints caoutchouc. Les catadioptres sont de type N012

Les feux arrière siglés ont depuis bien longtemps abandonnés les joints caoutchouc. Les catadioptres sont de type N012

Cette caisse Ford est équipées des demi portes en toile et du lot pelle-hache d’origine

Cette caisse Ford est équipées des demi portes en toile et du lot pelle-hache d’origine

Les phares sont des versions "SEALITE" monoblocs sertis, d'origine. On note les fils coton qui sont toujours d’origine. Les feux de blackout sont eux aussi siglés Ford.

Les phares sont des versions « SEALITE » monoblocs sertis, d’origine. On note les fils coton qui sont toujours d’origine. Les feux de blackout sont eux aussi siglés Ford.

Le 4 cylindres essence 2,2L après 70 ans de service. Le Go Devil d’origine comme vous ne l’avez jamais vu! Dans son jus. On note cependant ici le montage du bloc avec des gougeons type Willys plutôt que à vis Ford. Une différence commune aux dernières productions.

Le 4 cylindres essence 2,2L après 70 ans de service. Le Go Devil d’origine comme vous ne l’avez jamais vu! Dans son jus. On note cependant ici le montage du bloc avec des gougeons type Willys plutôt que à vis Ford. Une différence commune aux dernières productions.

Le radiateur Type Ford et les joints feutre fatigués

Le radiateur Type Ford et les joints feutre fatigués

 

Remorque MB-T Willys n° 32458 de 1943

En effet, il ne manquait plus à cette Ford que sa remorque. Cette MB-T, pour MB Trailer aussi surnommée “1/4 Ton“ établissant sa charge utile certifiée, si souvent et si largement outrepassé durant la guerre.

Les prototypes Bantam T3 (pour Trailer 3) et Willys (MB-T) approuvés et dont la production débute en 1942, répondaient au cahier des charges qui imposait à cette remorque produite à environ 143 000 exemplaires (durant le conflit), d’utiliser le plus grand nombre de pièces communes avec la Jeep. Ainsi, autour de ces simples plaques de tôle nervurées, on retrouve les lames de ressorts, feux, moyeux de freins, amortisseurs et catadioptres ainsi que les roues de la Jeep Willys. Alors qu’elle permettait de doubler la charge utile du petit 4×4, la remorque soudée était étanche ce qui devait lui permettre de flotter à pleine charge.

Un atout qui s’avéra bien peu utile et qui avait un défaut majeur ; Il augmentait sérieusement le seuil de chargement. Le pragmatisme de nos soldats au combat aidant, il ne fut pas rare de voir la partie arrière des remorques découpée et parfois munie d’une charnière la transformant en hayon bien plus pratique.

Ici, nous retrouvons bien l’une des remorques fabriquées par Willys parfaitement identifiable grâce à sa plaque placée côté gauche de la face avant pourtant le n°32458 livrée en 1943. Mais pour reconnaître à coup sur une vraie Willys MB-T 1/4 Ton par rapport à la version Bantam, il suffit de jeter un œil sous la remorque. Lorsque les fixations d’amortisseurs utilisent des goupilles, c’est une Willys.

Après un promenade inoubliable à bord de cet attelage de légende, on peut se poser la question du montant à investir pour réaliser un tel rêve ?…Le montant de ce type de collector d’origine est indescent… Nous avoue David Dalet. il faut être soit même siglé “Jeep“ pour acquérir ce genre de trésor. Ce type d’investissement c’est aussi notre image et cette magnifique Ford le valait bien puisqu’elle est semble t’il unique aujourd’hui dans cet état…La belle est exposée dans notre show room depuis son arrivée de New York et copains, passionnés et collectionneurs font le détour un peu plus souvent pour la voir, la revoir, la montrer et c’est très sympa.

 

Les remorques 1/4 Ton étaient en général livrées avec une bâche en toile. Elles portaient parfois aussi l’étoile à 5 branches cerclée de blanc

Les remorques 1/4 Ton étaient en général livrées avec une bâche en toile. Elles portaient parfois aussi l’étoile à 5 branches cerclée de blanc

Le bras d’attelage est standard comme la lunette et la béquille.

Le bras d’attelage est standard comme la lunette et la béquille.

Les plaques d’identification étaient toujours placées à l’avant gauche de la remorque

Les plaques d’identification étaient toujours placées à l’avant gauche de la remorque

Comme le voulait le cahier des charge, la remorque disposait non seulement des roues, mais aussi des suspensions (lames et amortisseurs) standards de la Jeep Willys. Peu de différence entre remorque Willys et Bantam. Une soudure au milieu de l’essieu et les amortisseurs fixés par des goupilles, c’est bien une Willys. On remarque qu’il y a bien 8 lames par paquet avec cerclages tout autour comme sur les Willys et non pas comme sur les Ford

Comme le voulait le cahier des charge, la remorque disposait non seulement des roues, mais aussi des suspensions (lames et amortisseurs) standards de la Jeep Willys. Peu de différence entre remorque Willys et Bantam. Une soudure au milieu de l’essieu et les amortisseurs fixés par des goupilles, c’est bien une Willys. On remarque qu’il y a bien 8 lames par paquet avec cerclages tout autour comme sur les Willys et non pas comme sur les Ford

 

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